Protéger la population, l’environnement et le personnel d’exploitation contre les radiations restera une priorité pendant les travaux de désaffectation comme ça l’est pendant l’exploitation de la centrale. L’exposition aux radiations sera systématiquement surveillée au niveau du personnel, ainsi que dans la zone contrôlée et l’environnement de la CNM.

Le potentiel de risque d’une centrale nucléaire diminue durant la phase de désaffectation. D’une part parce que les matières radioactives quittent progressivement le site, d’autre part parce que peu de temps après l’arrêt de la centrale, on n’observe plus de conditions de températures ni de pressions élevées. Les dispositions de sécurité les plus strictes n’en demeurent pas moins applicables. Des mesures de protection contre les radiations et de prévention des accidents seront mises en oeuvre jusqu’à ce que la CNM ne constitue plus une source d’émissions radioactives.

Baisse rapide de la radioactivité

La radioactivité émane en premier lieu des combustibles usés. Trois mois après la mise hors service de la CNM, la radioactivité globale ne représentera plus que le millième de la charge radioactive observée durant l’exploitation du fait de la dégradation radioactive. Cette charge continuera de baisser graduellement: en 2024, lorsque tous les éléments combustibles auront été acheminés jusqu’au centre de stockage temporaire, elle ne représentera plus que le millionième.

Protection de la population et de l’environnement

Nos spécialistes de la protection contre les radiations ont pour mission de garantir la protection de la population et de l’environnement de la CNM contre les rayonnements non autorisés. Nous contrôlerons le respect des objectifs de protection et de la charge radioactive admissible pendant toute la durée du projet de désaffectation, selon les mêmes critères que durant l’exploitation de la centrale. Bien que des conduites et des tuyaux doivent être coupés pour permettre le démontage des différentes parties de l’installation, nous veillerons à ce qu’il n’y ait pas de rejets radioactifs. L’ensemble des travaux impliquant des matières radioactives (nettoyage, extraction et conditionnement des éléments radioactifs) seront réalisés dans l’enceinte de la centrale, le cas échéant au sein de conteneurs hermétiques spécifiquement installés à cet effet, avec des circuits d’air fermés. Le respect des objectifs de protection contre les radiations sera contrôlé en permanence: toutes les personnes évoluant dans la zone contrôlée seront équipées d’un dosimètre permettant de mesurer leur exposition aux radiations.

Surveillance étroite de la charge radioactive les rejets dans l’environnement

Les locaux ainsi que les systèmes de filtration et d’épuration des eaux seront eux aussi soumis à des contrôles. Malgré les diverses opérations de démontage et de décontamination réalisées durant la phase de désaffectation, nous serons en mesure de respecter les valeurs seuils prescrites en matière 

de charge radioactive des rejets dans l’air et dans l’eau. Les rejets dans l’Aar, qui seront rigoureusement contrôlés, ne pourront intervenir que si le niveau de radioactivité ne présente pas de menace pour l’homme et l’environnement. Nous nous efforçons de réduire au minimum la charge radioactive des rejets. Celle-ci est d’ores et déjà nettement inférieure aux seuils réglementaires. Nous veillerons à ce que cela soit également le cas durant les travaux de désaffectation.