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La CNM est parvenue à satisfaire plusieurs exigences de l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire IFSN dans les délais prévus. Celles-ci sont liées à diverses prises de position et dispositions de l’IFSN.

Décision pour les conditions-cadres pour la mise en place de la post-exploitation technique

En vue de l'arrêt définitif et planifié de l'exploitation en puissance de la CNM le 20 décembre 2019, l'IFSN a consigné le 10 décembre 2015 des requêtes qui fixent les conditions-cadres pour la mise en place de la post-exploitation technique. La CNM est maintenant parvenue à satisfaire à temps les exigences suivantes:

Requête 2

La CNM doit remettre à l'IFSN, au plus tard 24 mois avant la fin de l'exploitation en puissance, les documents requis pour la demande de permis de concept afin de mettre en place la post-exploitation technique (voir requêtes 3 à 7, 9 et 10).

Requête 3

Pour la post-exploitation technique, la CNM doit réévaluer les analyses déterministes de sécurité actuelles en tenant compte des nouvelles configurations prévues de l'installation. La CNM doit ensuite remettre à l'IFSN ces analyses dans le cadre d'une demande de permis de concept conformément à la requête 2.

Requête 4

Conformément à la requête 2, la CNM doit remettre à l'IFSN sous forme électronique pour chacune des périodes considérées:

a) une liste des contributions FDF de tous les événements initiateurs modélisés;

b) une liste des 1000 plus importants événements de base, classés par valeur FV et par valeur RAW;

c) une liste de tous les composants pour lesquels RAW > 2.0 ou FV > 1E-3.

Requête 5

Dans le cadre d'une demande de permis de concept, la CNM doit remettre à l'IFSN, conformément à la requête 2, une liste actualisée des systèmes définissant tous les systèmes qui seront nécessaires à la post-exploitation technique (systèmes actuels et nouveaux systèmes) et ceux qui ne le seront plus. Il conviendra de justifier pourquoi un système est considéré comme n'étant plus nécessaire.

Requête 6

Dans le cadre d'une demande de permis de concept, la CNM doit remettre à l'IFSN, conformément à la requête 2, un rapport qui décrit concrètement toutes les modifications de systèmes prévues, ainsi qu'une évaluation globale des conséquences de ces modifications sur la sécurité de l'installation pendant la post-exploitation technique.

Requête 7

Dans le cadre d'une demande de permis de concept, la CNM doit remettre à l'IFSN, conformément à la requête 2, un rapport précisant les différentes étapes de la mise hors service des systèmes et composants qui ne seront plus nécessaires durant la phase de post-exploitation technique.

Requête 9

Dans le cadre d'une demande de permis de concept, la CNM doit remettre à l'IFSN, conformément à la requête 2, un rapport décrivant la manière dont elle garantira l'absence de répercussions négatives suite aux travaux de modification et de mise hors service indispensables en termes de sécurité pendant la mise en place de la post-exploitation technique.

Requête 10

Dans le cadre d'une demande de permis de concept, la CNM doit remettre à l'IFSN, conformément à la requête 2, les modifications organisationnelles prévues (organisation fonctionnelle et structurelle, effectifs, personnel autorisé, personnel de radioprotection, organisation en cas d'urgence), le concept de formation et de formation continue ainsi que la présentation des mesures qui accompagneront la transformation de l'organisation pendant la mise en place  et la durée de la post-exploitation technique.

Informations complémentaires

Décision et prise de position de l'IFSN: Décision et prise de position de l'IFSN concernant la post-exploitation technique de la CNM

Prise de position sur le réexamen périodique de la sécurité de la centrale nucléaire de Mühleberg

En tant que titulaire d’une autorisation d’exploitation d’une centrale nucléaire, la CNM doit réaliser tous les dix ans un contrôle de sécurité complet – le réexamen périodique de la sécurité (RPS). L’objectif est l’évaluation de la sécurité globale de la centrale nucléaire par son exploitant.

Dans le contexte des requêtes de l’IFSN de la «Prise de position sur le réexamen périodique de la sécurité 2010 de la centrale nucléaire de Mühleberg» du 12 décembre 2013, la CNM a soumis à temps la documentation concernant la requête suivante:

Requête 7.6-1:

Les points d’amélioration figurant dans la liste d’actions et relatifs au passage au niveau 2 PSA pour l’évaluation de l’arrêt doivent être mis en œuvre d’ici au dimanche 31 décembre 2017, et le modèle de PSA, y compris les documents y afférents, soumis à l’IFSN. En outre, pour chaque point d’amélioration de la liste d’actions, il s’agira d’exposer par écrit la manière dont celui-ci a été mis en œuvre dans le nouveau modèle, ou dans la nouvelle documentation.

Toutes les requêtes de cette prise de position seront ainsi traitées.

Informations complémentaires

Prise de position IFSN: Prise de position sur le réexamen périodique de la sécurité 2010 de la centrale nucléaire de Mühleberg (en allemand)

News IFSN: Réexamen périodique de la sécurité des centrales nucléaires

Les quatre centrales nucléaires suisses doivent se soumettre à des exercices régu-liers destinés à vérifier les préparatifs en matière de gestion d’accident. Ces exer-cices s’effectuent sous la direction de l’Office fédéral de la protection de la popula-tion (OFPP). L’exercice général d’urgence (EGU) 2017 aura lieu du 26 au 28 sep-tembre afin de vérifier la protection en cas d’urgence à la CNM. L’exercice portant sur la centrale nucléaire aura lieu le premier jour de l’EGU et portera en particulier sur la coopération entre le dépôt externe de Reitnau et l’armée. 

Plus d'informations:

Communiqué de presse de l'OFPP, 21.209.2017 - La CNM au centre de l’exercice général d’urgence de 2017

La conclusion de l’examen relatif à la sécurité technique du projet de désaffectation de la centrale nucléaire de Mühleberg est pour nous une étape supplémentaire dans cette procédure. L’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) a examiné en détails le projet de désaffectation au cours des 20 derniers mois et a élaboré un rapport d’expertise portant sur la sécurité technique à l’intention de l’Office fédéral de l’énergie OFEN. Ce dernier ne contient aucune réserve sur le déroulement technique de la désaffectation, ce qui est positif. Les dispositions accessoires formulées dans le rapport sont maintenant étudiées par l’OFEN et seront prises en compte dans l’émission de l’ordre de désaffectation, prévu pour la mi-2018.

Nous avons interrogé Stefan Klute, directeur général du projet de désaffectation, sur l’importance que revêt pour nous ce rapport et sur la suite de la procédure.

Quelle est l’importance de ce rapport d’expertise de l’IFSN pour nous?

Déposé fin décembre 2015 auprès de l’OFEN, notre projet de désaffectation a été évalué par l’IFSN sur tous les aspects relatifs à la sécurité technique. L’OFEN prendra en considération le rapport d’expertise et les 35 dispositions accessoires qu’il contient pour l’émission de l’ordre de désaffectation. Outre le rapport, l’OFEN inclura dans son évaluation les prises de position des autorités spécialisées de la Confédération et des cantons, ainsi que les nôtres et les oppositions au projet de désaffectation. Cela signifie que l’OFEN nous fournira des consignes à suivre pour la planification et la mise en œuvre du démantèlement.

L’IFSN a formulé 35 dispositions accessoires, cela semble beaucoup. Que contiennent-elles?

En Suisse, nous sommes les premiers à avoir déposé une demande de désaffectation d’une centrale nucléaire. Ce projet présente les travaux prévus d’une manière permettant aux autorités de définir et de décider des conditions-cadres règlementaires pour la désaffectation et d’indiquer les travaux de démantèlement nécessitant d’autres autorisations. Les aspects concernant la surveillance nucléaire sont désormais régulés par les 35 dispositions accessoires du rapport d’expertise de l’IFSN. Il s’agit en premier lieu des travaux venant s’ajouter à la désaffectation et nécessitant des autorisations spéciales. Elles contiennent également des règlements complexes portant sur l’exploitation sûre d’une centrale nucléaire, qui doivent maintenant être adaptés pour être conformes aux conditions-cadres modifiées.

Si l’ordre de désaffectation est donné comme prévu à la mi-2018, BKW pourra-t-elle démarrer le démantèlement?

L’ordre de désaffectation règlemente le cadre général de la désaffectation. C’est pourquoi nous déposons des documents détaillés et complets pour les différentes phases de la désaffectation et les travaux supplémentaires nécessitant une autorisation, qui seront à leur tour contrôlés par l’IFSN. Etant donné que ces examens prennent un certain temps, et que nous voulons absolument démarrer les travaux début 2020, nous fournirons les premiers documents à l’IFSN dès la fin de cette année. Cela comprend notamment la documentation pour la préparation du démantèlement et la phase 1 de désaffectation, à savoir la période entre l’arrêt définitif du fonctionnement de puissance et l’élimination des éléments combustibles.

Quelle est la prochaine étape dans la procédure de désaffectation? 

Le mois prochain, l’OFEN déterminera s’il existe encore un besoin de clarification entre le rapport d’expertise de l’IFSN et les prises de position des autorités spécialisées de la Confédération, et prévoira les discussions nécessaires le cas échéant. Les différentes prises de position des autorités spécialisées de la Confédération et des cantons ainsi que de BKW seront ensuite envoyées à toutes les parties à la procédure, y compris celles qui s’y sont opposées. Toutes les parties auront alors la possibilité de se prononcer sur les prises de position, nous inclus. Nous pourrons donc donner notre avis sur le rapport d’expertise de l’IFSN. Enfin, l’OFEN se chargera de la rédaction de l’ordre de désaffectation. Nous l’attendons pour la mi-2018. Cet ordre entrera en vigueur après la clôture de toutes les procédures de recours éventuelles. 

Plus d’informations sur la procédure de désaffectation:

Sur quoi travaillons-nous pendant que la procédure de désaffectation est en cours?

Hall d’entreposage des conteneurs de Zwilag renfermant les combustibles usés et les déchets hautement radioactifs. (Photo Zwilag)

Comme l’a annoncé la société Zwilag Zwischenlager Würenlingen AG le 18 juillet 2017, dix transports de 69 éléments combustibles au total ont été effectués, en toute sécurité, depuis la centrale nucléaire de Mühleberg jusqu’au centre de stockage intermédiaire (ZWILAG) entre le 4 mai et le 8 juillet 2017. Là, dans la «cellule chaude», ils ont été transbordés dans un conteneur conçu pour le transport et l’entreposage. Ce dernier a été stocké dans le hall d’entreposage des conteneurs le 8 juillet 2017. L’acheminement, la manutention et le scellement des déchets se sont déroulés conformément à la planification et sous la surveillance de l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN).

Informations complémentaires
18.07.2017 – Communique de presse de ZWILAG


L’eau de l’Aar est utilisée pour le système de refroidissement de la centrale nucléaire de Mühleberg. L’utilisation des eaux à des fins de refroidissement est encadrée légalement par la Confédération et le canton, et réglementée par la concession d’eau. 

La concession réglemente entre autres la température et la puissance thermique de l’eau rejetée après avoir été utilisée pour le refroidissement de la CNM. 

Lorsque la température de l’Aar dépasse 20,5°C en moyenne journalière (24 heures), la CNM réduit la puissance de son installation afin de respecter les dispositions de la concession. La puissance est en général réduite de quelques pourcents. 

La situation est analysée régulièrement et la production de la centrale est adaptée en fonction de l'évolution de la température de l'Aar.


La centrale nationale d'alarme (CENAL) effectuera le 23 juin 2017 des vols de routine visant à mesurer la radioactivité dans les environs de la centrale nucléaire de Mühleberg. Un hélicoptère Super-Puma de l’armée de l’air suisse survolera à cette fin plusieurs fois la région en lignes parallèles à 90 mètres de hauteur environ. L’appareil sera équipé d’un dispositif de mesure spécial. En raison de la faible altitude de ces vols, des nuisances sonores sont à prévoir. Afin de réduire le plus possible les nuisances sonores pour la population, une pause sera observée entre 12h00 et 13h00 et les vols se termineront vers 17h00.

Ces vols ne seront réalisés que si les conditions météorologiques sont bonnes. En cas de mauvais temps, ils seront repoussés ou seront totalement annulés. Les éventuelles modifications du programme seront publiées sur le site www.naz.ch.

Cette opération est menée tous les deux ans au nom de l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN).

Plus d’informations et les résultats des vols de mesure de la radioactivité sont publiés sur la site www.naz.ch (en allemand) le 30. juin 2017. 



En mars, à la centrale nucléaire de Mühleberg (CNM), un test du système de refroidissement de la piscine de désactivation du combustible usé installé fin 2016 sera réalisé. En cas d’urgence, des refroidisseurs par immersion offrent en effet une possibilité de refroidissement supplémentaire pour la piscine de stockage des assemblages combustibles usés.


Afin de tester les performances de ce refroidissement d’urgence, une unité de réfrigération alimentée par un moteur diesel sera exploitée périodiquement pendant ce test de plusieurs semaines. Comme les tests ne se termineront pas tous en journée, l’unité de réfrigération fonctionnera aussi pendant sept nuits au total. Les dispositions légales relatives aux émissions sonores seront respectées. 


Cette série de tests représente une simulation. C’est pourquoi, en lieu et place de puiser de l’eau au réservoir situé à proximité comme en cas d’incident, un circuit fermé de refroidissement sera mis en place. L’unité de réfrigération sera utilisée pour refroidir l’eau en circulation. 


En 2016, la centrale nucléaire de Mühleberg (CNM) a produit 2964 millions de kilowattheures d’électricité. En outre, les rééquipements qui étaient exigés par l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) pour l’exploitation de la centrale jusqu’à fin 2019 ont été réalisés.

L’année 2016 a été marquée par une exploitation sûre et fiable, comme le montre le taux de disponibilité de 92,9%. Avec une production de 2964 millions de kilowattheures, la CNM a par ailleurs couvert environ 5% de la production totale d’électricité en Suisse. 

Entre mai et la révision annuelle en août, la CNM était exploitée selon un mode économe en éléments combustibles, ce qui a occasionné une diminution de la production correspondant à 4,5 jours de pleine puissance. Ce recul est dû à une gaine de barre de combustible légèrement endommagée. L’élément combustible en question a été changé lors de la révision. L’installation a toujours été exploitée de manière sûre.

Enfin, les rééquipements relatifs à l’exploitation jusqu’en 2019 de la centrale exigés par l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) en décembre 2015 ont été installés fin 2016. La sécurité de la population, du personnel et de l’environnement reste en effet notre priorité principale.

Infobox

Le cœur du réacteur de la CNM est composé de 240 éléments combustibles, chacun d’entre eux étant divisé en 92 barres de combustible. Ces dernières contiennent des pellets d’uranium recouverts d’une gaine.

 

 

La CNM est parvenue à satisfaire à temps à plusieurs exigences de l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN). Celles-ci sont liées à diverses prises de position et dispositions de l’IFSN. 

Analyses des risques liés aux conditions climatiques extrêmes (20.10.2016)

La CNM a dû démontrer qu’elle est suffisamment protégée contre les conditions climatiques extrêmes. Suite à son évaluation, l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) a conclu que la CNM bénéficiait d’importantes marges de sécurité pour se protéger des conditions météorologiques extrêmes. Néanmoins, l’IFSN a demandé que ces marges soient augmentées et a imposé deux exigences à la CNM, qui ont été mises en œuvre dans les temps, c’est-à-dire avant le 31 décembre 2016.

Exigence n°1 (danger imminent)

La CNM a jusqu’au 31 décembre 2016 pour inclure dans la documentation d’exploitation les inspections régulières des systèmes d’évacuation des eaux pluviales du toit pour les bâtiments présentant des enjeux sécuritaires.

Exigence n°2 (danger de longue durée)

La CNM a jusqu’au 31 décembre 2016 pour inclure dans la documentation d’exploitation les températures minimale et maximale de l’eau de l’Aar nécessitant un arrêt de la centrale. Il est ainsi possible de garantir une mise hors service durant 72 heures minimum en appliquant la procédure d’alimentation d’urgence d’eau de refroidissement.

Plus d’informations:


Décision concernant la poursuite d’exploitation de la CNM jusqu’à fin 2019 (03.12.2015)

Le 3 décembre 2015, l’IFSN a soumis à la CNM une décision comprenant 5 exigences pour la poursuite de son fonctionnement jusqu’en 2019. Le refroidissement d’urgence de la piscine de désactivation des combustibles qui était exigé a bien été installé dans les délais, avant le 31 décembre 2016:

Exigence n°4: La CNM doit rénover le refroidissement d’urgence de la piscine de désactivation d’ici la fin de l’année 2016. Le refroidissement d’urgence de la piscine de désactivation doit être transformé en un système de sécurité d’ici au 31 décembre 2020.

Tous les rééquipements requis par cette décision seront ainsi mis en œuvre avant la date d’arrêt final du fonctionnement de puissance.

Plus d’informations:

Prise de position sur le réexamen périodique de la sécurité 2010 de la centrale nucléaire de Mühleberg soumise à BKW (12.12.2013)

En tant que titulaire d’une autorisation d’exploitation d’une centrale nucléaire, la CNM doit réaliser tous les dix ans un contrôle de sécurité complet – le réexamen périodique de la sécurité (RPS). L’objectif est l’évaluation de la sécurité globale de la centrale nucléaire par son exploitant.

En décembre 2013, l’IFSN a pris position sur le RPS et formulé 26 exigences dans ce contexte. Deux d’entre elles ont été satisfaites avant la date limite du 31 décembre 2016: 

Exigence 7.4-1: Les points d’amélioration figurant dans la liste d’actions pour le passage au niveau 2 PSA pour l’évaluation de l’exploitation à pleine charge doivent être mis en œuvre d’ici au 31 décembre 2016, et le modèle de PSA, y compris les documents y afférents, soumis à l’IFSN. En outre, pour chaque point d’amélioration de la liste d’actions, il s’agira d’exposer par écrit la manière dont celui-ci a été mis en œuvre dans le nouveau modèle, ou dans la nouvelle documentation.

Exigence 7.5-1: Les points d’amélioration figurant dans la liste d’actions pour le passage au niveau 1 PSA pour l’évaluation de l’immobilisation doivent être mis en œuvre d’ici au 31 décembre 2016, et le modèle de PSA, y compris les documents y afférents, soumis à l’IFSN. En outre, pour chaque point d’amélioration de la liste d’actions, il s’agira d’exposer par écrit la manière dont celui-ci a été mis en œuvre dans le nouveau modèle, ou dans la nouvelle documentation.

Plus d’informations:

Pour le compte de la STENFO et conformément à ses critères rigoureux, BKW a établi, en collaboration avec swissnuclear, une nouvelle estimation des coûts liés à la désaffectation et à la gestion des déchets de la centrale nucléaire de Mühleberg. Les coûts estimés pour BKW se montent ainsi à 3,06 milliards de CHF au total pour la post-exploitation et la désaffectation de la centrale, ainsi que pour la gestion des déchets radioactifs. Les provisions pour la désaffectation sont aujourd'hui déjà constituées. Les nouvelles estimations n’entraîneront aucune nouvelle correction de valeur de la part de BKW.

BKW assume la totalité des coûts liés à la désaffectation de la centrale nucléaire de Mühleberg (CNM) et à la gestion de ses déchets. Depuis la mise en service de l’installation, BKW provisionne les capitaux nécessaires et verse l’argent dans le fonds de désaffectation et celui de gestion des déchets, tous deux soumis à la surveillance de la Confédération. La mise à disposition des capitaux pour les coûts de l'élimination des déchets se déroule par le biais de provisions et du fonds de désaffectation.

L’étude des coûts de 2016 accorde encore une pondération accrue aux risques potentiels. L’estimation totale des coûts se monte par conséquent désormais à 3,06 milliards de CHF. Cette hausse de 9,4% s’explique essentiellement par une gestion de projets prudente et des suppléments de risque accrus, ainsi que par des changements et des retards dans la planification des dépôts en couches géologiques profondes relative au stockage des déchets radioactifs.

Malgré l’augmentation des coûts globaux, aucune correction de valeur supplémentaire n’est en outre nécessaire pour BKW, et ce principalement en raison du fait que les coûts liés au stockage final s’accompagnent d’une échéance bien plus lointaine que celle que mentionnait la dernière étude des coûts. Cette durée de vie prolongée des installations permet d’obtenir un produit financier issu du fonds de désaffectation nettement plus élevé.

Ledit fonds pour la CNM étant déjà entièrement alimenté, BKW est en outre libérée de contributions dans ce sens dès 2017. Les coûts liés à la post-exploitation du projet de désaffectation en cours seront par ailleurs entièrement réglés par BKW et sont déjà provisionnés dans leur intégralité. De plus, BKW continuera de verser annuellement environ 18 millions de CHF par an dans le fonds de gestion des déchets radioactifs de la CNM.

L’estimation des coûts a été acceptée par la commission du fonds de désaffectation et d’élimination des déchets comme base de détermination des contributions provisoires. Elle va désormais être vérifiée par des experts indépendants ainsi que par l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN). L’évaluation définitive est attendue pour le milieu de l’année 2018.

L’étude des coûts réalisée en 2016 vient conforter BKW dans sa planification anticipée et minutieuse de la désaffectation et de l’élimination des déchets de la CNM. D’ailleurs, même avec des primes de risque plus élevées, la mise à disposition des moyens pour l’élimination se déroule selon les prévisions. Le financement de la désaffectation est ainsi déjà entièrement assuré.

Le 26 mai 2015, l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) promulguait de nouvelles hypothèses sur l’aléa sismique (IFSN, 2015) pour les exploitants. Ainsi, la CNM est priée de renouveler autant son analyse déterministe des incidents que son analyse probabiliste de sécurité et d’en évaluer les répercussions sur la sécurité de son installation, en particulier en termes de risques. 

Les démonstrations des résultats obtenus doivent par ailleurs être fournies de manière échelonnée dans le temps. La CNM a désormais élaboré le concept exigé régissant la transmission des démonstrations et l’a soumis dans les délais à l’IFSN. 

Informations complémentaires:

L’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) a conclu que la CNM bénéficiait d’importantes marges de sécurité pour se protéger contre les conditions météorologiques extrêmes. Néanmoins, l’IFSN demande que ces marges soient augmentées et impose les deux exigences suivantes:

Exigence 1 (danger momentané)

La CNM a jusqu’au 31 décembre 2016 pour inclure dans la documentation d’exploitation les inspections régulières des systèmes d’évacuation des eaux pluviales du toit sur les bâtiments présentant des enjeux sécuritaires.

Exigence 2 (danger de longue durée)

La CNM a jusqu’au 31 décembre 2016 pour inclure désormais dans la documentation d’exploitation les températures minimale et maximale de l’eau de l’Aar nécessitant un arrêt de la centrale. De cette façon, on peut garantir la mise hors service durant 72 heures minimum en appliquant la procédure d’alimentation d’urgence d’eau de refroidissement (processus d’arrêt 2).

La CNM répondra aux exigences dans le délai imparti.

Plus d’informations:

Comme l’indiquait Zwischenlager Würenlingen AG (Zwilag) le 17 octobre 2016, les déchets hautement radioactifs issus du retraitement d’éléments combustibles usés provenant de Sellafield (Royaume-Uni) sont arrivés au centre de stockage intermédiaire (Zwilag). Transportés au moyen de conteneurs spéciaux, ces déchets ont été entreposés au Zwilag après les contrôles d’entrée. Il s’agissait du dernier transport en lien avec la centrale nucléaire de Mühleberg provenant de l’installation de retraitement de Sellafield.

Rappelons que depuis juillet 2006, un moratoire sur le retraitement d’éléments combustibles usés est en vigueur en Suisse. Depuis, les éléments en question sont directement acheminés de la centrale nucléaire jusqu’au centre de stockage intermédiaire pour entreposage. Le matériel radioactif récupéré dans le cadre de ce transport avait été déplacé vers Sellafield avant le début du moratoire.

Les travaux d’entreposage au sein du Zwilag se déroulent sous la surveillance de l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN).

Plus d’informations:
Communiqué de presse de Zwilag (en allemand)

La CNM a repris la production d’électricité suite à la révision annuelle. L’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) a approuvé le redémarrage. Les travaux de révision étaient en cours depuis le 13 août 2016. Plus de 600 spécialistes supplémentaires ont apporté leur soutien aux collaborateurs de la CNM.

Tous les travaux ont été menés à bien avec succès. Comme prévu, 32 des 240 éléments combustibles ont été remplacés et des travaux d’entretien préventifs complets ainsi que des vérifications sur divers composants et systèmes ont été réalisés. De plus, l’IFSN a effectué de nombreux contrôles sur le site.

Concernant le manteau du cœur du réacteur, les paramètres respectent nettement les valeurs-limites stipulées par l’IFSN. La CNM est tenue de les satisfaire en vue d’une exploitation sûre de l’installation. Le contrôle de cette année n’a révélé aucun changement par rapport aux résultats de l’année précédente. Vous trouverez de plus amples informations concernant le manteau du cœur du réacteur et les résultats des analyses ici:www.bkw.ch/manteau.

Outre le contrôle et l’évaluation du manteau du cœur du réacteur, deux autres requêtes de l’IFSN ont été satisfaites: une fonction de protection contre les inondations internes de l’enceinte de confinement/bâtiment du réacteur a été élargie et un système supplémentaire permettant d’injecter de l’eau de refroidissement de secours dans le réacteur a été installé dans le cadre d’un rééquipement. L’IFSN a imposé ces requêtes en décembre 2015 eu égard à la poursuite de l’exploitation jusqu’à fin 2019. Avec l’achèvement de la révision, la CNM entame son 44e cycle d’exploitation.

Vous trouverez davantage d’informations sur les rééquipements ici:www.bkw.ch/nucleaire et blog.bkw.ch

La révision annuelle 2016, qui durera près de quatre semaines, a commencé aujourd’hui dans la centrale nucléaire de Mühleberg (CNM). Des spécialistes internes et externes effectuent des travaux de maintenance approfondis. De plus, une autre possibilité d’alimentation de secours en eau dans le réacteur sera achevée.

En plus du remplacement de 32 des 240 éléments combustibles, des vérifications approfondies sont effectuées à l’extérieur et à l’intérieur de la cuve de pression du réacteur, l’examen annuel du manteau du cœur du réacteur en fait notamment partie. Des travaux préventifs de maintenance sont effectués dans les systèmes électriques et mécaniques et un contrôle de fonctionnalité des différents composants, armatures et systèmes, est mené.

Diverses exigences de l'IFSN seront mises en œuvre durant la révision annuelle. Il s’agit d’examiner et d’évaluer le manteau du cœur du réacteur, d’étendre la protection par rapport à une inondation interne dans l’enceinte de confinement et de créer une possibilité supplémentaire d’alimenter en eau le réacteur pour un refroidissement de secours.

Les collaborateurs de la CNM seront assistés par des spécialistes externes durant la révision. De plus, l’IFSN réalisera de nombreux contrôles sur le site. 

Lancés début septembre 2015, les travaux de construction des deux halles sur le site de la CNM ont été achevés comme prévu fin juin 2016. 

L'une des halles sera utilisée par la CNM pour préparer les conteneurs de déchets faiblement et moyennement radioactifs en vue de leur transport. Le processus pourra ainsi être effectué quelles que soient les conditions météorologiques. La deuxième halle servira de nouvel entrepôt central pour le stockage du matériel durant l'exploitation. Les deux halles pourront également être utilisées ultérieurement pour les travaux de démontage.

Halle de stockage des déchets faiblement et moyennement radioactifs avant leur transport.
Nouvel entrepôt central pour le stockage du matériel.

L’inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) a examiné l’étude sur l’aléa sismique remise par les exploitants de centrales suisses fin 2013 et intitulée Pegasos Refinement Project (PRP). L’IFSN promulgue la décision «Hypothèses pour l’aléa sismique IFSN-2015» pour les exploitants de centrales nucléaires. Au cours des prochaines années, les centrales devront actualiser leurs démonstrations de sécurité en fonction de ces nouvelles hypothèses. 

Les hypothèses pour l’aléa sismique indiquent la fréquence à laquelle sont attendus des séismes de différentes intensités et quelle sera la force des secousses sur les sites des centrales en fonction des différentes intensités sismiques. Il existe un éventuel besoin de rééquipement lorsque la marge de sécurité pour les bâtiments, les systèmes et les composants n’est, au vu des nouveaux calculs, pas suffisante pour résister à un séisme dont le risque de survenue est d’une fois tous les 10 000 ans.

La CNM répondra à ces exigences dans les délais requis.


Informations complémentaires

La désaffectation d’une centrale nucléaire implique bien plus que sa simple déconnexion du réseau. C’est ce que le public a pu découvrir lors d’une des trois séances d’information organisées à l’occasion de la mise à l'enquête publique, le 4 avril 2016, de la demande de désaffectation de la centrale nucléaire de Mühleberg (CNM). L'enquête publique durera un mois. Plus de 700 personnes ont répondu à l’invitation de BKW et sont venues s’informer sur le projet de désaffectation à Mühleberg, Uettligen ou Detligen. 

A Mühleberg, presque tous les sièges de la salle Allenlüften étaient occupés 30 minutes avant le début de la séance le mardi 5 avril. Suzanne Thoma, CEO de BKW, a accueilli les quelque 300 invités et rappelé les raisons pour lesquelles BKW a décidé de déconnecter définitivement la CNM. Philipp Hänggi, chef Nucléaire, a ensuite présenté la procédure de désaffectation, qui s’effectue de l’intérieur vers l’extérieur: «Les éléments hautement radioactifs seront démontés puis conditionnés sous l’eau par des robots avant d’être transportés dans des conteneurs spéciaux jusqu’au centre de stockage intermédiaire de Würenlingen.» De l’extérieur, rien ne sera perceptible avant 2031. D’ici là, tous les matériaux radioactifs auront été évacués du site.

Séances d’information à Uettligen et Detligen également

Les deux autres sessions d’information organisées à Uettligen le 7 avril et Detligen le 12 avril ont rencontré un succès comparable. Hermann Ineichen, membre de la direction du groupe et chef Production, a présenté brièvement le projet de désaffectation et communiqué quelques chiffres: «Trois mois après l’arrêt de la centrale, la radioactivité aura été divisée par mille.» Philipp Hänggi a ensuite détaillé les phases de la désaffectation et abordé la question de l’impact sur l’environnement: «Malgré les divers travaux de démontage et de nettoyage menés pendant toute la durée du projet, les valeurs seuils prescrites pour les rejets radioactifs dans l’air et dans l’eau seront respectées comme durant l’exploitation de la centrale.»

Lancement de la procédure de désaffectation

L’Office fédéral de l’énergie (OFEN) était représenté soit par Peter Koch, chef Droit du nucléaire, soit par David Erni, son suppléant. Pour l’autorité en charge de la procédure, la désaffectation de la première centrale nucléaire de Suisse revêt une importance particulière: si la loi sur l’énergie nucléaire est en vigueur depuis 2003, certaines questions de procédure ont dû être réexaminées au cours des derniers mois. La procédure de désaffectation de la CNM s’est ouverte par la remise de la demande de désaffectation fin décembre 2015. BKW espère recevoir l’autorisation de désaffectation à la mi-2018.

Dialogue avec BKW

Des échanges avec le public ont eu lieu à l’issue de chacune des séances. Si certains ont exprimé leur satisfaction de voir la CNM mise à l’arrêt, d’autres se sont interrogés sur le remplacement des volumes d’électricité produits par la centrale ou ont voulu savoir à quoi ressemblerait le site à l’avenir. Des propositions créatives ont même été formulées, comme la reconversion de la CNM en un lieu de fête, après élimination des sources de rayonnement… Si vous avez, vous aussi, des questions, vous pouvez nous les poser sur notre plateforme de discussion.

La mise à l’enquête publique de la demande de désaffectation pour la centrale nucléaire de Mühleberg débute aujourd’hui. BKW a déposé cette demande le 18 décembre 2015 auprès du Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication. Maintenant que les autorités ont vérifié l’exhaustivité de la demande, les documents sont mis à l’enquête publique pendant un mois à la commune de Mühleberg. Ils sont également disponibles au format électronique sur les sites Internet de BKW et de l’Office fédéral de l’énergie.

La première demande de désaffectation pour une centrale nucléaire en Suisse comporte, outre les demandes juridiques, le rapport principal ainsi que trois rapports complémentaires. Dans le rapport principal – le projet de désaffectation – BKW déclare qu’elle remplit toutes les exigences juridiques nécessaires pour obtenir l’ordre de désaffectation de la part des autorités. Le déroulement de la désaffectation y est notamment décrit: depuis l’arrêt définitif du fonctionnement de puissance le 20 décembre 2019 jusqu’en 2031, quand les autorités confirmeront que le site ne comporte plus de source de risques radiologiques et donneront leur feu vert pour une nouvelle utilisation. La procédure de traitement des matériaux et des déchets radioactifs est également présentée dans le projet de désaffectation. Les mesures de sécurité, la structure organisationnelle et le financement de la désaffectation et de la gestion des déchets, qui est entièrement pris en charge par BKW, sont traitées dans le rapport principal.

L’un des trois rapports complémentaires est le rapport de prise en compte des accidents et mesures de protection en cas d’urgence. Il mentionne que tous les accidents pouvant survenir en lien avec la désaffectation peuvent être maîtrisés grâce aux mesures de protection mentionnées. L’étude d’impact sur l’environnement présente les répercussions non nucléaires des travaux de désaffectation sur l’environnement. Le rapport sur la sécurité indique quant à lui quelles mesures seront prises pendant la désaffectation afin de protéger la centrale nucléaire de Mühleberg de toute influence intérieure ou extérieure non autorisée.

Les documents mis à disposition du public ont un caractère général et conceptuel. Ils permettent aux autorités de vérifier que la procédure prévue pour la désaffectation est conforme à la loi et sûre. Ils leur permettent également de décider quels travaux devront être subordonnés à l’octroi d’un permis d’exécution de la part de l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN).

BKW poursuit à un rythme soutenu la planification de la désaffectation. Pour les concepts soumis à un permis d’exécution, qui décrivent en détail les différents travaux de désaffectation, elle remettra ultérieurement d’autres documents auprès de l’IFSN.

La demande de désaffectation est mise à l’enquête publique du 4 avril au 3 mai au service des travaux publics de la commune de Mühleberg (en allemand uniquement) et peut être consultée pendant les heures d’ouverture.

Elle est également disponible au format électronique sur les sites Internet de BKW et de l’Office fédéral de l’énergie.

Vous trouverez plus d’informations sur la désaffectation de la centrale nucléaire de Mühleberg dans cette brochure ainsi que sur Internet.

Dans le cadre de séances d’information, BKW présentera aux habitants de la région les détails concernant la demande de désaffectation pour la centrale nucléaire de Mühleberg.

Ces séances auront lieu comme suit:

  • Mühleberg Ecole Allenlüften 5 avril 2016, ouverture des portes à 19h
  • Uettligen Reberhaus 7 avril 2016, ouverture des portes à 19h
  • Detligen Salle communale 12 avril 2016, ouverture des portes à 19h

Fin février, BKW a informé dans les délais l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) qu’elle arrêterait définitivement le fonctionnement de puissance de la centrale nucléaire de Mühleberg le 20 décembre 2019. A partir de cette date, la centrale nucléaire ne produira plus d’électricité, sous réserve que les conditions-cadres juridiques nécessaires pour commencer immédiatement le démantèlement aient été mises en place. 

BKW satisfait ainsi à une exigence de l’IFSN de décembre 2015 concernant la désaffectation prévue de la centrale nucléaire de Mühleberg. Après l’arrêt définitif du fonctionnement de puissance le 20 décembre 2019, les préparatifs du démantèlement devraient immédiatement commencer par l’établissement de la post-exploitation technique ainsi que les mesures préparatoires. Les conditions préalables sont l’entrée en vigueur de la décision de désaffectation ainsi que l’octroi des permis de l’IFSN requis. 

L’établissement de la post-exploitation technique se termine au moment où tous les éléments combustibles se trouvent dans la piscine de désactivation du combustible usé et que celle-ci est refroidie de manière indépendante d’autres systèmes. Selon l’état de planification actuel, ces travaux devraient durer au moins neuf mois. Ensuite pourra commencer la mise hors service définitive de la centrale nucléaire de Mühleberg, au plus tôt fin septembre 2020. BKW a également communiqué cette date dans les délais requis conformément à la requête de l’IFSN de décembre 2015. 

La désaffectation de la centrale nucléaire de Mühleberg est un projet d’envergure. BKW est la première entreprise en Suisse à entreprendre la désaffectation d’un réacteur de puissance. Le projet de désaffectation de la centrale nucléaire de Mühleberg a été déposé par BKW en décembre 2015 auprès du Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication. Les documents devraient être mis à l’enquête publique pendant un mois à partir de début avril. A ce moment, des informations précises sur le contenu de ces documents seront fournies à la population locale dans le cadre de séances d’information et au grand public via les médias. 


Arrêt définitif du fonctionnement de puissance 

L’arrêt définitif du fonctionnement de puissance désigne le moment à partir duquel une centrale nucléaire est déconnectée du réseau et ne produit plus d’électricité. 

Mise hors service définitive 

La mise hors service définitive désigne le moment à partir duquel la centrale nucléaire est prête pour la post-exploitation. Pour la centrale nucléaire de Mühleberg, c’est le moment à partir duquel tous les éléments combustibles se trouvent dans la piscine de désactivation du combustible usé et que celle-ci est refroidie de manière indépendante d’autres systèmes. 

Des mesures d'amélioration du système de retenue d'eau d'extinction en dehors de la zone contrôlée de la CNM seront mises en œuvre d'ici avril 2016. Le système de retenue dans la zone contrôlée, de taille suffisante, n'est pas concerné par ces travaux.

L'eau nécessaire à l'extinction d'un incendie, potentiellement polluée, doit être captée afin qu'elle ne passe pas dans les eaux souterraines et dans l'Aar. Les mesures techniques mises en œuvre permettent de retenir l'eau d'extinction et d'en garantir une élimination contrôlée. Les mesures englobent l'agrandissement des puits de captage, la pose de nouvelles conduites d'évacuation des eaux de pluie, l'installation de pompes et de vannes d'arrêt supplémentaires ainsi que des réservoirs mobiles. 

Ces mesures permettront de remplir l'exigence 5.8-1 issue de la prise de la prise de position de l'Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) sur le réexamen périodique de sécurité de 2010 de la CNM. 

La centrale nucléaire de Mühleberg (CNM) a produit 2940 millions de kilowattheures en 2015. L'augmentation de la température de l'Aar au cours de l'été a entraîné un recul de la production de 23,6 millions de kilowattheures, soit 2,5 journées de pleine charge. 

Grâce à la mise en oeuvre continue de mesures visant l'optimisation de la sûreté et de la disponibilité de l'installation, l'exploitation de la centrale nucléaire de Mühleberg a pu être assurée de façon fiable et sûre en 2015. La production de 2940 millions de kilowattheures correspond à environ 5% de la production totale d'électricité en Suisse. 

Après une production record en 2014, deux arrêts non prévus en juillet et septembre ainsi que la température élevée de l'Aar en été ont entraîné un recul de la production en 2015. Durant 16 jours, la baisse de puissance de la centrale a atteint jusqu'à 20%. 

Jusqu'à la mise hors service de la centrale en 2019, BKW continuera de garantir une exploitation sûre et fiable de l'installation grâce à des mesures de rééquipement, des travaux préventifs de maintenance ainsi que des contrôles réguliers des différents systèmes. 

Dates à retenir 

  • Avril 2016: mise à l'enquête publique de la demande d'autorisation de désaffectation de la CNM 
  • Avril 2016: séances d'information sur le thème de la désaffectation dans la région de Mühleberg 
  • Août 2016: révision annuelle de la CNM 

La centrale nucléaire de Mühleberg (CNM) a remis dans les temps impartis les analyses requises par l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) pour décembre 2015. Les requêtes étaient issues pour la plupart de la prise de position de l'IFSN sur le réexamen périodique de sécurité de 2010 de la centrale nucléaire de Mühleberg. Les autres provenaient de la prise de position de l'IFSN concernant l'augmentation des marges de sécurité contre les séismes. Le volume des analyses remises par la CNM équivaut au total au contenu d'une cinquantaine de classeurs fédéraux.

 

Les requêtes concernées sont les suivantes:

Prise de position du 24 juin 2015 concernant l'augmentation des marges de sécurité contre les séismes:

Requête 1La CNM doit examiner dans quelle mesure la marge de sécurité de la voie de mise à l’arrêt n° 3 pourrait être augmentée dans son ensemble, c’est-à-dire y compris en tenant compte d’un blocage du circuit primaire.
Requête 2La CNM doit examiner dans quelle mesure la marge de sécurité du générateur diesel de secours de la voie de mise à l’arrêt n° 2 pourrait être augmentée.

 

La CNM a déjà satisfait à la requête 3 le 1er octobre 2015. Les exigences des trois requêtes de cette prise de position sont donc désormais remplies. 

Prise de position du 12 décembre 2013 sur le réexamen périodique de sécurité de 2010 de la centrale nucléaire de Mühleberg (document PDF en allemand):

Requête  6.1-1

La CNM doit vérifier et, au besoin, mettre à jour les analyses déterministes des incidents conformément aux exigences de l'ordonnance sur les hypothèses de risque (RS 732.112.2) ainsi que de la directive IFSN-A01. Les résultats de cette vérification et la mise à jour éventuelle des analyses doivent être remis à l'IFSN avant le 15 décembre 2015.

La CNM doit remanier les analyses d'incidents radiologiques critiquées au chapitre 6.3 conformément aux exigences de la directive IFSN-A08 tout en prenant en compte les résultats de la vérification requise ci-dessus. Elle doit remettre ces analyses d'incidents radiologiques à l'IFSN avant le 15 décembre 2015.

Requête 6.3-1La CNM doit présenter dans un rapport le modèle respectif employé pour la concentration d'activité dans l'eau du réacteur, dans la vapeur vive et dans l'eau d'alimentation. Elle doit exposer pour chaque modèle sa pertinence pour l'installation. Ce document doit être remis à l'IFSN avant le 15 décembre 2015. Les exigences des points 4.2.3 et 4.3.2 de la directive IFSN-A08 doivent être prises en compte. 
Requête 6.3-3La CNM doit analyser à l'aide d'hypothèses et de contraintes conservatrices les doses individuelles en cas d'accident de manipulation des éléments combustibles. Elle doit vérifier si, dans ce cas, il serait possible de réduire plus encore cette dose individuelle. Les possibilités doivent être argumentées dans un rapport et mises en œuvre si elles sont pertinentes.
Requête 6.3-4Concernant l'évaluation des erreurs isolées prises en compte lors des incidents radiologiques examinés, la CNM doit indiquer avant le 15 décembre 2015 si les erreurs isolées ont un impact sur les conséquences radiologiques, et, le cas échéant, quelle est leur ampleur. 
Requête 7.3-1La CNM doit mettre en œuvre avant le 31 décembre 2015 les améliorations à apporter à l'analyse de sécurité probabiliste de niveau 1 pour l'évaluation de l'exploitation à puissance maximale. Les améliorations requises sont consignées dans la liste d'actions. La CNM doit remettre à l'IFSN le modèle d'analyse de sécurité probabiliste ainsi que la documentation correspondante. En outre, la CNM doit, pour chaque point à améliorer consigné dans la liste d'actions, présenter à l'écrit comment ces points ont été mis en œuvre dans le nouveau modèle et/ou dans la nouvelle documentation.

 

 

Le 18 décembre 2015, les représentants de BKW ont déposé une demande d'autorisation de désaffectation au département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication. BKW est ainsi la première entreprise en Suisse à initier ce processus visant la mise à l'arrêt définitive et la désaffectation d'une centrale nucléaire. Le dossier sera mis à l'enquête publique au printemps 2016, une fois que les autorités auront contrôlé l'exhaustivité du dossier.

Le 18 décembre 2015, les représentants de BKW ont déposé une demande d'autorisation de désaffectation au département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication. BKW est ainsi la première entreprise en Suisse à initier ce processus visant la mise à l'arrêt définitive et la désaffectation d'une centrale nucléaire. Le dossier sera mis à l'enquête publique au printemps 2016, une fois que les autorités auront contrôlé l'exhaustivité du dossier.

«Nous avons aujourd'hui franchi un cap important en vue de la désaffectation de la centrale nucléaire de Mühleberg (CNM). Le processus de désaffectation, qui va s'étendre sur plusieurs années, est maintenant amorcé.» C'est avec ces mots que Hermann Ineichen, chef Production et membre de la direction du groupe BKW, a remis le dossier à Franz Schnider, sous-directeur de l'office fédéral de l'énergie (OFEN), à Ittigen. La désaffectation de la CNM est le plus vaste projet de BKW depuis la construction de la centrale nucléaire, il y a plus de 40 ans.  

Cette première demande d'autorisation de désaffectation en Suisse comprend, outre les demandes légales, le rapport principal, c'est-à-dire le projet de désaffectation, qui décrit le cadre conceptuel du projet. Ce premier rapport s'accompagne de trois rapports complémentaires: un rapport sur la prise en compte des accidents et les mesures de protection en cas d'urgence, une étude d'impact sur l'environnement ainsi qu'un rapport sur la sûreté.

Le premier objectif de BKW est d'appliquer à la mise à l'arrêt et à la désaffectation de l'installation les mêmes exigences de sûreté et d'efficacité qu'à l'exploitation en puissance. Garantir la sécurité de la population, du personnel et de l'environnement restera ainsi une priorité absolue au cours des processus de désaffectation et de gestion des déchets. 

BKW prévoit d'arrêter définitivement l'exploitation en puissance de la CNM en décembre 2019 au plus tard, sous réserve que les conditions-cadres légales nécessaires soient réunies. Pour cette raison, BKW s'est beaucoup investie dans l'élaboration du concept de désaffectation et a présenté le dossier suffisamment tôt. En effet, l'expérience de projets similaires à l'étranger montre que c'est bien plus la procédure juridique, et non le défi technique, qui peut considérablement retarder le processus de désaffectation. BKW a donc tenu compte de cette contrainte particulière. 

Au cours des prochains mois, les autorités vont contrôler que la demande d'autorisation est bien complète. La mise à l'enquête publique, qui durera un mois, devrait commencer début avril 2016. Nous organiserons en parallèle des séances d'information destinées à la population locale et le public sera informé des détails du projet via les médias. BKW entretient en outre activement le dialogue avec les représentants politiques locaux et régionaux ainsi qu'avec les différents groupes d'intérêt. 

BKW devrait obtenir la décision de désaffectation au cours de l'été 2018. De cette façon, si un recours s'avérait nécessaire, il pourrait être mené à terme à temps pour la mise à l'arrêt. 

«Le dépôt de demande d'autorisation de désaffectation représente une étape importante pour BKW, qui confirme notre engagement en faveur de l'avenir énergétique», a déclaré Suzanne Thoma, la CEO de l'entreprise. Pour en savoir plus, regardez cette interview. 

Vous trouverez de plus amples informations sur la désaffectation de la centrale nucléaire de Mühleberg sur Internet


Une conférence de presse portant sur les détails du projet de désaffectation de la centrale nucléaire de Mühleberg est prévue le lundi 4 avril 2016 à Berne. 

Les séances d'information pour la population locale sont prévues aux dates suivantes: 

  • Commune de Mühleberg: 5 avril 2016 
  • Commune de Wohlen: 7 avril 2016 
  • Commune de Radelfingen: 12 avril 2016 

BKW donnera ultérieurement des informations plus précises sur les dates et les lieux de ces séances d'information. 

Zwischenlager Würenlingen AG (ZWILAG) a annoncé le 14 décembre 2015 que l’entreposage des éléments combustibles usés issus de la centrale nucléaire de Mühleberg (CNM) avait été effectué avec succès. Au total, 69 éléments combustibles ont été transportés au centre de stockage intermédiaire (ZWILAG) entre le 22 octobre et le 1er décembre 2015. L’acheminement, la manutention et le scellement des déchets se sont déroulés conformément à la planification et sous la surveillance de l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN).

En vue de l'arrêt définitif et planifié de l'exploitation en puissance de la CNM au plus tard fin 2019, l'Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) a consigné dans sa décision du 14 novembre 2013 des requêtes pour l'exploitation de la CNM jusqu'à fin 2019. Le 19 décembre 2014, la CNM avait répondu dans les délais impartis aux requêtes 1a-f. Ces requêtes portaient sur la post-exploitation technique, à savoir la phase qui se déroule entre la fin de l'exploitation en puissance et la fin de l'évacuation des éléments combustibles.

Le 10 décembre 2015, l'IFSN a pris position à ce sujet et a consigné dans sa décision les 10 requêtes suivantes qui fixent les conditions-cadres pour la mise en place de la post-exploitation technique:


Requête 1 La CNM doit annoncer par écrit à l'IFSN d'ici au 29 février 2016:
a) à quelle date est prévue la fin de l'exploitation en puissance de la CNM;
b) à quelle date est prévue la fin de la mise en place de la post-exploitation technique et donc la mise hors service définitive de la CNM.
Requête 2 La CNM doit remettre à l'IFSN, au plus tard 24 mois avant la fin de l'exploitation en puissance, les documents requis pour la demande de permis de concept afin de mettre en place la post-exploitation technique (voir requêtes 3 à 7, 9 et 10).
Requête 3 Pour la post-exploitation technique, la CNM doit réévaluer les analyses déterministes de sécurité actuelles en tenant compte des nouvelles configurations prévues de l'installation. La CNM doit ensuite remettre à l'IFSN ces analyses dans le cadre d'une demande de permis de concept conformément à la requête 2.
Requête 4 Conformément à la requête 2, la CNM doit remettre à l'IFSN sous forme électronique pour chacune des périodes considérées:
a) une liste des contributions FDF de tous les événements initiateurs modélisés;
b) une liste des 1000 plus importants événements de base, classés par valeur FV et par valeur RAW;
c) une liste de tous les composants pour lesquels RAW > 2.0 ou FV > 1E-3.
Requête 5 Dans le cadre d'une demande de permis de concept, la CNM doit remettre à l'IFSN, conformément à la requête 2, une liste actualisée des systèmes définissant tous les systèmes qui seront nécessaires à la post-exploitation technique (systèmes actuels et nouveaux systèmes) et ceux qui ne le seront plus. Il conviendra de justifier pourquoi un système est considéré comme n'étant plus nécessaire.
Requête 6 Dans le cadre d'une demande de permis de concept, la CNM doit remettre à l'IFSN, conformément à la requête 2, un rapport qui décrit concrètement toutes les modifications de systèmes prévues, ainsi qu'une évaluation globale des conséquences de ces modifications sur la sécurité de l'installation pendant la post-exploitation technique.
Requête 7 Dans le cadre d'une demande de permis de concept, la CNM doit remettre à l'IFSN, conformément à la requête 2, un rapport précisant les différentes étapes de la mise hors service des systèmes et composants qui ne seront plus nécessaires durant la phase de post-exploitation technique.
Requête 8 Dans le cadre d'une demande de permis de concept, la CNM doit présenter et justifier à l'IFSN, au plus tard 18 mois avant l'arrêt définitif de l'exploitation en puissance, la stratégie de chargement des conteneurs pour le transport et l'entreposage des éléments combustibles et la planification des transports durant la phase de post-exploitation technique.
Requête 9 Dans le cadre d'une demande de permis de concept, la CNM doit remettre à l'IFSN, conformément à la requête 2, un rapport décrivant la manière dont elle garantira l'absence de répercussions négatives suite aux travaux de modification et de mise hors service indispensables en termes de sécurité pendant la mise en place de la post-exploitation technique.
Requête 10 Dans le cadre d'une demande de permis de concept, la CNM doit remettre à l'IFSN, conformément à la requête 2, les modifications organisationnelles prévues (organisation fonctionnelle et structurelle, effectifs, personnel autorisé, personnel de radioprotection, organisation en cas d'urgence), le concept de formation et de formation continue ainsi que la présentation des mesures qui accompagneront la transformation de l'organisation pendant la mise en place  et la durée de la post-exploitation technique.

 

La CNM satisfera aux requêtes dans les délais impartis.

Informations complémentaires

Décision et prise de position de l'IFSN concernant la post-exploitation technique de la CNM (en allemand)

Le 27 janvier 2015, l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) a formulé une prise de position contenant 10 requêtes destinées à permettre la poursuite de l’exploitation de la centrale nucléaire de Mühleberg jusqu’à la fin de l’année 2019.

L’IFSN a soumis sa prise de position à la Commission fédérale de sécurité nucléaire (CSN). Compte tenu des exigences déjà remplies par la CNM et des remarques formulées par la CSN fin octobre 2015, 5 des 10 requêtes initiales doivent encore être satisfaites. Le 3 décembre 2015, l’IFSN a ainsi consigné les cinq requêtes suivantes dans sa décision: 

 

Requête 1Des contrôles non destructifs doivent être réalisés au niveau de l’enveloppe du cœur du réacteur de la centrale nucléaire de Mühleberg lors de chaque révision annuelle au moyen de systèmes de contrôle qualifiés.
Requête 2Les constats issus des contrôles de l’enveloppe du cœur doivent être évalués lors de chaque révision annuelle en fonction de l’état de la science et de la technique ainsi que par rapport à l’expérience d'exploitation internationale. Le permis pour le redémarrage de l’installation après la révision annuelle n’est accordé par l’IFSN que si les critères suivants sont remplis:
  • KI,max < 75 MPa m0.5 indépendamment de l’orientation et de la profondeur de la fissure
  • Iquer < 320 mm pour les fissures transversales traversant la paroi
Requête 3La CNM doit réaliser l’extension prévue de la logique (système de contrôlecommande) pour la maîtrise de ruptures de conduites d’eau d’alimentation jusqu’au terme de la révision annuelle 2016 selon la note AN-FM-2015/067 du 23 avril 2015.
Requête 4La CNM doit rééquiper le dispositif de refroidissement de secours de la piscine de stockage d'ici à la fin de l’année 2016 selon la note AN-AM-2014/076 Rev. a du 24 octobre 2014. D'ici au 31 décembre 2020, le dispositif de refroidissement de secours de la piscine de stockage doit être transformé en un système de sécurité.
Requête 5La CNM doit rééquiper jusqu’au terme de la révision annuelle 2016 une alimentation de secours automatique dans la cuve de pression du réacteur, résistante aux séismes et aux inondations, selon la note AN-AM-2014/076 Rev. a du 24 octobre 2014.

 

La CNM devra réaliser dans les délais les contrôles et démonstrations périodiques ainsi que les rééquipements prévus afin de remplir les conditions de sécurité requises pour la poursuite de l’exploitation de la centrale jusqu’à la fin de l’année 2019.

Informations complémentaires

Requêtes de l’IFSN pour l'exploitation de la centrale nucléaire de Mühleberg jusqu’à une mise hors service définitive en 2019 (27 janvier 2015)

Décision de l’IFSN en vue de la poursuite de l’exploitation de la centrale nucléaire de Mühleberg jusqu’à la fin de l’année 2019 (3 décembre 2015 )

Le 24 juin 2015, l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) a demandé à la centrale nucléaire de Mühleberg (CNM) de satisfaire à trois exigences visant l’augmentation des marges de sécurité dans le cadre de la protection contre les séismes. L’exigence 3 a été remplie dans les délais requis:

Exigence 3

La CNM doit améliorer le dispositif de protection contre les crues du bâtiment d'urgence (orifices d’aération de l’interface SUSAN) avant le 30 septembre 2015.
Les exigences 1 et 2 seront remplies dans les délais, c’est-à-dire d’ici au 31 décembre 2015.

Plus d’informations

Actualité Internet du 26.06.2015 – Protection contre les séismes: la centrale nucléaire de Mühle-berg va augmenter ses marges de sécurité (en bas)

News IFSN, 25.06.2015: L’IFSN exige une augmentation supplémentaire des marges de sécurité

Les travaux de construction de deux halles sur le site de la CNM ont commencé début septembre 2015 et devraient durer jusqu'à fin juin 2016. L'Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) a donné le feu vert pour la construction de ces bâtiments.

L'une des halles sera utilisée par la CNM pour préparer les conteneurs de déchets faiblement et moyennement radioactifs en vue de leur transport. Le processus pourra ainsi être effectué quelles que soient les conditions météorologiques. La deuxième halle servira de nouvel entrepôt central pour le stockage du matériel durant l'exploitation. Les deux halles pourront également être utilisées ultérieurement pour les travaux de démontage.

03.09.2015 - Communiqué de presse: La CNM à nouveau connectée au réseau

La centrale nucléaire de Mühleberg (CNM) produit à nouveau de l’électricité. Elle avait été arrêtée le 3 août 2015 dans le cadre de la révision annuelle. Le dispositif d’alimentation en eau de refroidissement indépendant de l’Aar a également été achevé à cette occasion. La révision annuelle prend fin avec la remise en service de la centrale.

Assistés de nombreux spécialistes externes, les collaborateurs BKW ont procédé à des contrôles et à des travaux préventifs sur les différents composants, armatures et systèmes. Par ailleurs, 36 des 240 éléments combustibles ont été remplacés comme prévu.

Au cours de la révision, la CNM a rempli dans les délais d’autres exigences formulées par l’IFSN. Le dispositif d’alimentation en eau de refroidissement indépendant de l’Aar a ainsi été achevé et relié au système de secours SUSAN. Cela garantit une alimentation de la CNM en eau de refroidissement même en cas d’événement naturel très rare qui empêcherait l’utilisation de l’Aar comme source de refroidissement.

Concernant les exigences de l’IFSN: http://www.ensi.ch/fr/2015/01/27/lifsn-approuve-sous-conditions-les-mesures-pour-lexploitation-restante-de-muehleberg/

En ce qui concerne le manteau du cœur du réacteur, les deux valeurs devant être respectées pour garantir un fonctionnement sûr de l'installation se situent largement en-dessous des valeurs limite légales. Les fissures longitudinales situées au niveau d'un cordon de soudure sont stables. Les fissures verticales constatées au niveau d'une soudure l’année dernière dans le cadre d’un contrôle visuel ont été examinées par le biais de mesures par ultrasons. Les résultats ont montré que la fissure la plus importante, d'une longueur de 99 mm, traversait la paroi par endroits. Informations complémentaires concernant le manteau du cœur du réacteur et les résultats des contrôles sous: http://www.bkw.ch/manteau.

Dans le cadre du redémarrage de l'installation, processus qui s'étale sur plusieurs jours à l'issue d'une révision annuelle, un arrêt du réacteur est survenu lors des essais de démarrage programmés. La cause de cet arrêt a été identifiée au niveau du comportement de la commande de turbine. La CNM a signalé l'incident à l'IFSN et obtenu son feu vert pour le redémarrage de l'installation.

Dans le cadre du plan d'action Fukushima, l'Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) a demandé à BKW une étude approfondie portant sur l'évaluation des risques liés à des conditions météorologiques extrêmes. BKW lui a remis les analyses requises en février 2014. Après examen de ces documents, l'IFSN exige que la centrale nucléaire de Mühleberg (CNM) complète l'étude pour les conditions extrêmes en termes de vent et de température de l'air, ce que la CNM va effectuer dans les délais requis.

IFSN-Nouvelles

La centrale nucléaire de Mühleberg (CNM) a été arrêtée hier comme prévu dans le cadre de la révision annuelle 2015. Celle-ci durera quatre semaines environ.

Cette année, la révision concernera principalement le remplacement de 36 des 240 éléments combustibles, l’examen du manteau du cœur du réacteur, le contrôle approfondi de l’extérieur et de l’intérieur de la cuve de pression du réacteur, ainsi que des travaux préventifs sur les systèmes électriques et mécaniques. Un contrôle périodique des différents composants, armatures et systèmes sera également effectué.
 
Lors de la révision annuelle 2014, des fissures transversales avaient été découvertes sur une soudure du manteau du cœur du réacteur. Celles-ci seront contrôlées de manière approfondie par le biais de mesures par ultrasons. Des fissures connues depuis 1990 et présentes sur certains cordons de soudure seront également examinées.

Par ailleurs, BKW remplira une exigence formulée par l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) le 27 janvier 2015 en construisant un dispositif d’alimentation en eau de refroidissement supplémentaire indépendant de l’Aar.

Durant la révision, les 345 collaborateurs de la CNM seront assistés par quelque 700 spécialistes externes. L’IFSN réalisera de son côté de nombreux contrôles sur le site.

Dans le cadre du plan d'action Fukushima, l'Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) a évalué l'intégrité de l'enceinte de confinement primaire en cas d'arrêt du réacteur pendant une révision.

L'IFSN a conclu que la fiabilité de l'enceinte de confinement primaire de la CNM était garantie même dans des conditions difficiles.

Pour plus d'informations
IFSN-Nouvelles: Les ouvertures du confinement peuvent aussi être refermées lors d’une panne de courant

Après l’arrêt d’urgence survenu dans la matinée du lundi 6 juillet 2015, l’exploitation de la centrale nucléaire de Mühleberg (CNM) a pu reprendre dans le courant de la soirée.

La panne d’un régulateur de la branche B du système d’alimentation en eau a provoqué une baisse du niveau de l’eau dans la cuve de pression du réacteur. Conformément au processus prévu, le réacteur s’est automatiquement mis à l’arrêt. Le composant électronique défectueux a été remplacé.

Le système d’alimentation en eau de la CNM comporte deux branches. Ces dernières permettent d’acheminer l’eau vers le réacteur, où elle est transformée en vapeur avant d’être envoyée vers les turbines. Après être passée par les turbines, la vapeur est refroidie dans l’échangeur de chaleur, ou condensateur, et repasse à l’état liquide. Elle peut alors être à nouveau acheminée vers le réacteur via le système d’alimentation en eau pour un nouveau cycle.

Le dernier arrêt d’urgence de la CNM a eu lieu en février 2012. La sûreté de la CNM est la priorité absolue pour BKW.

Sur la figure ci-dessous, le n° 11 indique le tracé de l’une des deux conduites d’alimentation en eau.

Aujourd’hui à 11h03, la panne d’un régulateur au niveau de la branche B du système d’alimentation en eau a entraîné un arrêt d’urgence automatique du réacteur de la centrale nucléaire de Mühleberg. Le personnel de la centrale recherche actuellement la cause de la panne.

La sûreté du réacteur est assurée et aucun rejet de radioactivité accrue n’a eu lieu. L’autorité compétente, à savoir l’IFSN (Inspection fédérale de la sécurité nucléaire) a été immédiatement informée.

Une fois les réparations effectuées et le feu vert de l’IFSN obtenu, la centrale pourra redémarrer.

L’eau de l’Aar est utilisée pour le système de refroidissement de la centrale nucléaire de Mühleberg. L’utilisation des eaux à des fins de refroidissement est encadrée légalement par la Confédération et le canton, et réglementée par la concession d’eau.

La concession réglemente entre autres la température et la puissance thermique de l’eau rejetée après avoir été utilisée pour le refroidissement de la CNM.

Lorsque la température de l’Aar dépasse 20,5°C, la CNM réduit la puissance de son installation afin de respecter les dispositions de la concession. La puissance est en général réduite de quelques pourcents.

Lors des étés caniculaires de 2003, 2005 et 2006, la CNM avait enregistré, sur l’ensemble de l’été, une baisse de production équivalente à plusieurs jours d’exploitation à puissance maximale.

L’inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) a fixé à la centrale nucléaire de Mühleberg (CNM) deux exigences visant à augmenter la sécurité parasismique des voies de mise à l’arrêt. Ces dernières garantissent l’évacuation de la chaleur résiduelle et permettent de maintenir le réacteur à un état sûr à l’arrêt. La troisième exigence porte sur le bâtiment abritant le dispositif d'urgence SUSAN.

La CNM dispose de trois voies de mise à l’arrêt distinctes, qui sont conçues de manière redondante. Les exigences adressées à la CNM portent sur les voies de mise à l’arrêt n° 2 et n° 3.

Exigence n° 1
La CNM doit examiner dans quelle mesure la marge de sécurité de la voie de mise à l’arrêt n° 3 pourrait être augmentée dans son ensemble, c’est-à-dire y compris en tenant compte d’un blocage du circuit primaire. Les résultats doivent être présentés à l’IFSN avant le 31 décembre 2015.

Exigence n° 2
La CNM doit examiner dans quelle mesure la marge de sécurité du générateur diesel de secours de la voie de mise à l’arrêt n° 2 pourrait être augmentée. Les résultats doivent être présentés à l’IFSN avant le 31 décembre 2015.

Exigence n° 3
La CNM doit améliorer le dispositif de protection contre les crues du bâtiment d'urgence (orifices d’aération de l’interface SUSAN) avant le 30 septembre 2015.

La CNM répondra à ces exigences dans les délais requis.

Pour en savoir plus:
http://www.ensi.ch/fr/2015/06/25/lifsn-exige-une-augmentation-supplementaire-des-marges-de-securite/

La sécurité informatique de la CNM est et reste garantie. BKW dément les allégations de l'article du Beobachter. Elle prend au sérieux les inquiétudes de ses collaborateurs et examinera la situation de manière approfondie avant de mettre en œuvre d'éventuelles mesures.

En 2013, BKW a intégré une partie du système informatique de la centrale nucléaire de Mühleberg (CNM) à la division Technologies de l'information et de la communication (ICT) de BKW. Ce transfert organisationnel de l'informatique de gestion de l'IT de la CNM (communication bureautique et User Support) vers les services ICT de BKW avait été clos en avril 2014

L'Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) avait validé ces adaptations organisationnelles dans le domaine de l'électronique de gestion. Le processus de validation avait identifié et tenu compte des risques potentiels.

Le système informatique technique, qui concerne l'exploitation, la commande et les systèmes de sécurité de la centrale, n'a pas été transféré dans l'ICT de BKW. Les deux domaines sont strictement séparés. L'informatique technique reste rattachée au site de la CNM et est indépendante de l'ICT de Berne. Les collaborateurs ICT responsables de l'informatique de gestion sont toujours affectés au site de la CNM; ils bénéficient ponctuellement du soutien (sur site) de leurs collègues de Berne.

La sécurité informatique répond aux exigences de l'AIEA. BKW dément les allégations de l'article du magazine alémanique Beobachter, qui prétend que la CNM est commandée à distance par les services ICT à Berne. Conformément aux directive de l'AIEA, des accès à distance temporaires clairement délimités dans le temps sont possibles à des fins d'entretien.

Les pare-feu de BKW sont contrôlés en continu et adaptés aux nouvelles exigences. Le système pare-feu actuel de la CNM répond quant à lui aux normes de sécurité requises. La sûreté de la centrale nucléaire de Mühleberg, dont la sécurité informatique fait partie, est et reste garantie. Les collaborateurs ICT sont sensibilisés de manière permanente au thème du traitement de données confidentielles.

BKW maintient toutes les déclarations qu'elle a faites dans l'article du Beobachter.

 

La centrale nationale d'alarme (CENAL) effectuera le 11 juin 2015 des vols de routine visant à mesurer la radioactivité dans les environs de la centrale nucléaire de Mühleberg. Un hélicoptère Super-Puma de l’armée de l’air suisse survolera à cette fin plusieurs fois la région en lignes parallèles à 100 mètres de hauteur environ. L’appareil sera équipé d’un dispositif de mesure spécial. En raison de la faible altitude de ces vols, des nuisances sonores sont à prévoir.

Ces vols ne seront réalisés que si les conditions météorologiques sont bonnes. En cas de mauvais temps, ils seront repoussés au 12 juin 2015 ou seront totalement annulés.

Cette opération est menée tous les deux ans au nom de l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN).

 

 

Les résultats des vols de mesure de la radioactivité dans les environs de la centrale nucléaire de Mühleberg sont désormais connus: aucun changement n’a été constaté par rapport aux mesures enregistrées les années précédentes.

Les résultats sont publiés dans le rapport de la CENAL (en allemand).

Fin janvier 2015, l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) avait soumis à la centrale nucléaire de Mühleberg (CNM) 11 requêtes en vue de la poursuite de l’exploitation jusque fin 2019.   

  • Requête 4:

La CNM doit analyser les conséquences de fuites, à l’intérieur du bâtiment du réacteur, dans les sections de conduite venant du système RCIC ou du réservoir situé en hauteur et allant dans les conduites d’alimentation en eau. L’analyse doit être remise à l’IFSN d’ici au 30 avril 2015.  

  • Requête 6:

La CNM doit examiner dans quelle mesure les conditions d’exploitation contraignantes doivent être adaptées dans les spécifications techniques afin qu’un nombre suffisant de systèmes de sécurité visant la maîtrise des incendies dans le bâtiment du réacteur soient disponibles dans le mode de fonctionnement 4. Les résultats sont à remettre à l’IFSN d’ici au 30 avril 2015.

La CNM a remis les résultats des analyses correspondantes. 

Concernant la requête 3, dont les exigences doivent être remplies au plus tard fin décembre 2015, la grue du bâtiment du réacteur a été rééquipée conformément à la règle KTA* actuelle sur les engins de levage dans les centrales nucléaires. Les travaux ont été terminés fin avril 2015. 


 *KTA: Kerntechnischer Ausschuss: commission allemande élaborant des règles dans le domaine de la technique nucléaire

Le 3 mars 2015 au soir, BKW informe les habitants de la région de Mühleberg, en collaboration avec le canton de Berne, l’Office fédéral de l’énergie (OFEN) et l’autorité de surveillance IFSN, sur la désaffectation de la centrale nucléaire de Mühleberg (CNM). BKW prévoit d’exploiter la CNM jusqu’à fin 2019. La désaffectation devrait ensuite durer 15 ans.

Environ 450 habitants de Mühleberg et des environs assistent à la première séance d’information publique sur la désaffectation de la CNM. Suzanne Thoma, CEO de BKW, Barbara Egger-Jenzer, présidente du Conseil-exécutif du canton de Berne, Walter Steinmann, directeur de l’OFEN et Hans Wanner, directeur de l’IFSN, informent la population sur le processus et le déroulement de la désaffectation ainsi que sur le protocole de surveillance dont elle fera l’objet. Ils répondent également aux questions du public.

La CNM sera la première centrale nucléaire commerciale de Suisse à être désaffectée. BKW table sur une durée de 15 ans pour les travaux de désaffectation. Le site pourra ensuite être à nouveau utilisé.

Deux autres séances d’information publiques seront organisées pour les habitants de la région de Mühleberg: le 11 mars 2015 à Detligen et le 25 mars 2015 à Uettligen. Ces séances d’information suscitent un vif intérêt: 1000 personnes se sont inscrites au total pour les trois séances qui sont ainsi complètes.

La centrale nucléaire de Mühleberg (CNM) a examiné la prise de position de l’IFSN du 27 janvier 2015. Sur les dix exigences formulées, sept font suite aux requêtes du 14 novembre 2013; quatre d'entre elles portent sur les mesures de rééquipement et trois sur des contrôles et analyses. Deux autres exigences ont été formulées pour compléter les analyses présentées. L'une d'entre elle concerne l'évaluation de la réglementation en cas de défaillance.

La CNM commencera prochaine ment à mettre en œuvre les mesures de rééquipement. Les intervalles de contrôle du manteau du réacteur seront en outre raccourcis conformément aux exigences de l’IFSN, passant d’un rythme biennal à annuel. Les analyses supplémentaires de-mandées en matière d’incendies et d’inondations internes seront réalisées.

A l’exception des contrôles annuels sur le manteau du réacteur, tous les travaux énumérés dans la prise de position de l’IFSN seront achevés en 2016.

Les principales mesures formulées par l’IFSN sont les suivantes (extrait des 7 exigences):

  1. Diversification de l’alimentation en eau de refroidissement
    Un nouveau raccordement du système de refroidissement au réservoir de Runtigenrain situé en amont de la CNM garantit l’indépendance par rapport à l’Aar. Un système supplémentaire sera en outre réalisé pour assurer l’alimentation en eau de la cuve du réacteur.
  2. Refroidissement supplémentaire pour le bassin de stockage du combustible 
    Un refroidisseur par immersion offre une possibilité de refroidissement supplémentaire pour la piscine de stockage des assemblages combustibles usés.
  3. Accroissement de la sécurité en matière d’incendies et d’inondations au niveau du bâtiment du réacteur
    Les modifications apportées à l’installation améliorent la protection contre les incendies et contre les inondations au sein du bâtiment du réacteur.
  4. Concept de maintenance du manteau du réacteur
    La réalisation de contrôles annuels plus poussés sur le manteau du réacteur permettent de garantir que les prescriptions en matière de sécurité sont respectées.
  5. Renforcement de la grue du bâtiment du réacteur 
    Le renforcement de la grue au sein du bâtiment du réacteur vise à empêcher toute chute de combustibles durant leur transport au sein du bâtiment du réacteur.
Exigence (E) (14 Novembre 2013)Date
E1 Préparation de la mise hors serviceDie Bewertung des ENSI erfolgt im Rahmen der Prüfung der Gesuchsunterlagen zur Stilllegung.
E2 Concept lié au vieillissement du matérielExigence remplie
E3 Câbles électriquesExigence remplie
E4 Actualisation des calculs pour la cuve du réacteurEvaluation IFSN à suivre
E5 Manteau du réacteurExigence faisant suite aux requêtes de 2013Contrôle annuel
E6 Etat de l’enceinte de confinementExigence remplie
E7 Notification des défaillancesStörfall Absturz Brennelement-Behälter: Überführte Forderung
Störfall Torusleckage: Forderung erfüllt
Fin de 2015
E8 Mesure diversifiée du niveau de remplissage de la cuve du réacteurExigence remplie
E9 Protection contre la suralimentationExigence remplie
E10 Intégrité du bassin de stockage des assemblages combustiblesExigence remplie
E11 Raccordement de pompes mobiles au bâtiment SUSANExigence faisant suite aux requêtes de 2013Fin de la révision annuelle 2015
E12 Inondation faisant suite à un séisme (renforcement au niveau de la centrale hydroélectrique de
Mühleberg)
Exigence remplie
E13 Système d’alimentation en eau de refroidissement indépendant de l’AarExigence faisant suite aux requêtes de 2013Fin de la révision annuelle 2015
E14 Gain de sécurité par rapport à l’exigence 13Exigence remplie
E15 Mesures en cas de défaillance du système de refroidissement du bassin de stockage des combus-tibles usésExigence faisant suite aux requêtes de 2013Fin 2016 ou 2020
E16 Analyse des défaillances (incendie/inondation)Trois nouvelles exigences30. April 2015, bzw. Ende Jahresrevision 2015
E17 Accroissement de la robustesseExigence faisant suite aux requêtes de 2013Fin de la révision annuelle 2015
E18 Gain de sécurité via un dispositif supplémentaire d’élimination de la chaleur résiduelleExigence faisant suite aux requêtes de 2013Fin de la révision annuelle 2016

 

 

 

Dans sa prise de position du 27 janvier 2015, l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) a approuvé le concept de rééquipement déposé par la centrale nucléaire de Mühleberg (CNM) le 30 juin 2014. Les exigences formulées par l’IFSN se fondent sur les différents concepts transmis durant l’été 2014.

L’IFSN confirme que la CNM présente un haut degré de sécurité. Les mesures qu’elle a approuvées contribueront à renforcer la marge de sécurité et la robustesse des systèmes au cours des cinq dernières années d’exploitation.

La CNM satisfera aux exigences et commencera sans délai la mise en œuvre des mesures de rééquipement.

Les préparatifs pour les travaux de construction d'un nouveau puits d'accès sur le côté sud bâtiment abritant le dispositif d’urgence SUSAN de la centrale nucléaire de Mühleberg (CNM).

Les travaux s'inscrivent dans le cadre des exigences de l'Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) concernant la diversification du système de refroidissement de la CNM. L'IFSN a donné son aval pour les préparatifs.

L'IFSN prendra position fin janvier 2015 sur les concepts de sécurité déposés. Les mesures prévues permettront d'augmenter encore la marge de sûreté de la CNM.

La centrale nucléaire de Mühleberg, exploitée par BKW SA, a produit en 2014 3155 millions de kilowattheures. Il s'agit du meilleur résultat de production de l’installation depuis sa mise en service.

En 2014, grâce à une exploitation exempte de perturbations et à la mise en œuvre continuelle de mesures visant l’optimisation de la sûreté et de la fiabilité de l’installation, la centrale nucléaire de Mühleberg a injecté du courant sur le réseau pendant 8146 heures. Pour contribuer à la stabilisation du réseau, la puissance de l’installation a été réduite à neuf reprises au cours de cette année afin de compenser les injections d'électricité intermittentes issues des nouvelles énergies renouvelables.

D’ici à la mise hors service de la centrale en 2019, BKW continuera de garantir une exploitation sûre et fiable de l’installation grâce à des mesures de rééquipement, des travaux préventifs de maintenance ainsi que des contrôles réguliers des différents systèmes.

Perspectives:

  • Janvier 2015: prise de position de l’IFSN au sujet du concept de rééquipement transmis par BKW
  • Mars 2015: séances d’information dans la région de Mühleberg sur le thème de la désaffectation de la centrale
  • Août 2015: révision annuelle de la centrale

La centrale nucléaire de Mühleberg (CNM) a fait parvenir à l'Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN), dans les délais prescrits, les documents exigés par celle-ci. Ils concernent la décision de mise hors service définitive de la centrale en 2019 et la prise de position sur le réexamen périodique de sécurité de la CNM réalisé en 2010. Ces documents portent d'une part sur les mesures et examens visant à garantir une exploitation sûre de la centrale, et d'autre part sur les concepts élaborés en vue de sa désaffectation.

L'IFSN va à présent évaluer les documents qui lui ont été transmis.

Fin octobre 2012, dans le cadre d’une mission OSART (Operational Safety Review Team), l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) avait confirmé la sûreté opérationnelle de la centrale nucléaire de Mühleberg (CNM). Elle avait également fourni plusieurs propositions destinées à optimiser la sûreté de l’installation. Dans la semaine du 16 juin 2014, l’équipe d’experts est retournée à la CNM afin d’examiner la mise en œuvre de ses recommandations. Le rapport final de l’AIEA vient maintenant d’être publié.

Le 20 juin 2014,BKWavait déjà communiqué une version abrégée des résultats del’évaluation de l’AIEA. Le rapport final publié par l’AIEA indiquel’état de mise en œuvre de ses propositions au 20 juin 2014. A cette date, sur les 21 recommandations émises par l’AIEA en octobre 2012, 11 avaient été entièrement réalisées et dix présentaient un état de mise en œuvre satisfaisant.

Depuis, la CNMapoursuivi la mise en place des différentes mesures. La proposition de l’AIEA portant sur une réorganisation des secours en cas d’incendie a par exemple été intégralement mise en œuvre. A la fin de cette année, la CNM remettra un rapport final à l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN).

Vous trouverez ici un résumé de BKW portant sur l’état de mise en œuvre des différentes mesures au mois de décembre 2014.

Le rapport final de la mission OSART est disponible ici.

La centrale nucléaire de Mühleberg (CNM) a rempli l’exigence 5.2-1 de la prise de position du 12 décembre 2013 concernant le réexamen périodique de la sécurité de la CNM 2010.

La CNM a ainsi jugé et évalué l’impact des modifications apportées aux normes de construction sur la constitution d’une documentation relative aux contrôles des bâtiments. Les résultats ont été présentés dans les délais impartis à l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN).

La centrale nucléaire de Mühleberg (CNM) a répondu dans les délais à une exigence de l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) relative à la surveillance des mécanismes de vieillissement. En effet, dans sa prise de position du 12 décembre 2013 concernant le réexamen périodique de la sécurité de la CNM 2010, l’IFSN avait demandé à ce que l’exploitant documente également dans les fiches signalétiques concernées les mécanismes de vieillissement applicables pour les revêtements des composants classifiés. En outre, une spécification élargie concernant l’évaluation de l’état des revêtements a été établie.

Le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS) dispose d’un réservoir de spécialistes capables d’intervenir d’urgence en cas d’événement extraordinaire impliquant des substances radioactives: le Groupe d’intervention radioprotection du DDPS (A-EEVBS), qui a été convoqué ce matin à 9 heures, dans le cadre d’un exercice d’alarme, par la Centrale nationale d'alarme (CENAL), rattachée à l’Office fédéral de la protection de la population (OFPP).

Un incident radiologique est simulé aujourd'hui à Mühleberg (BE). Son but: tester en temps réel le système d'alarme, la disponibilité et le comportement des membres du groupe d'intervention. Deux véhicules sont engagés sur le site, qui a été choisi pour des raisons purement pratiques. Le scénario ne mentionne pas la centrale nucléaire de Mühleberg.

Les organisations suivantes participent à l'exercice: l'Office fédéral de la santé publique (OFSP), la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accident (Suva), l'Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN), la police cantonale bernoise, les sapeurs-pompiers de la centrale de Mühleberg et ceux de la ville de Berne. La sécurité en général et le respect des dispositions légales de radioprotection sont garantis en tout temps, autant pour les participants que pour le public.

Renseignements:
Kurt Münger
Chef Communication OFPP
058 462 55 83

Editeur:
Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports

Office fédéral de la protection de la population Pour des questions concernant cette page: Communication DDPS

La centrale nucléaire de Mühleberg a mis en œuvre dans les délais les mesures requises pour la maîtrise de l’hydrogène en installant des vis platinées au niveau des conduites de décharge*. Ces mesures faisaient partie des requêtes formulées par l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) dans le cadre de sa prise de position du 12 décembre 2013 sur le contrôle de sécurité périodique 2010 de la centrale nucléaire de Mühleberg.

*Les conduites de décharge relient les soupapes de sécurité de la cuve de pression du réacteurà la chambre de décompression. Pour dépressuriser la cuve du réacteur,on peut décharger, via les soupapes de sécuritéet les conduites de ventilation, de la vapeur d’eau dans la chambre de décompression remplie d’eau, au contact de laquelle la vapeur se condensera.

L’autorité de surveillance (IFSN) a approuvé le redémarrage de la centrale nucléaire de Mühleberg (CNM) au terme de sa révision annuelle. Dans ce cadre, l’installation avait été déconnectée du réseau le 10 août 2014. Le personnel de la centrale a procédé au remplacement d’éléments combustibles et a effectué différents travaux de maintenance et de réfection.

Tous les travaux ont pu être menés avec succès, dans le respect des objectifs en matière de sécurité. Dans le cadre de la révision, 36 des 240 éléments combustibles ont été remplacés, différents composants, armatures et systèmes ont pu être contrôlés et de nombreux travaux préventifs ont été menés. Un contrôle a en outre permis d’établir la présence de courtes fissures verticales le long d’un cordon de soudure horizontal. Une évaluation technique de sécurité a montré qu’elles n’avaient aucun impact sur le redémarrage et l’exploitation de la centrale.La CNM a informé l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) de la présence de ces fissures. Le programme de surveillance portant sur le manteau du cœur du réacteur sera poursuivi dans le cadre de la révision annuelle 2015, avec notamment un contrôle par ultrasons.

La clôture de la révision annuelle marque le début du 42e cycle d’exploitation de la CNM. Au cours du cycle écoulé, la centrale a produit 3112 GWh (brut) de courant, son troisième meilleur résultat depuis 1972.

La centrale nucléaire de Mühleberg (CNM) exploitée par BKW SA a, comme prévu, été déconnectée du réseau hier pour sa révision annuelle et le remplacement d’éléments combustibles. La révision durera quatre semaines environ.

Cette année, la révision consistera principalement en un contrôle approfondi de l'extérieur et de l'intérieur de la cuve de pression du réacteur et en des travaux préventifs sur les systèmes électriques et mécaniques. Un contrôle périodique des différents composants, armatures et systèmes sera également effectué. Au cours de cette révision, 36 des 240 éléments combustibles et 6 des 57 mécanismes d’entraînement des barres de commande feront par ailleurs l'objet d'un remplacement.

Les 345 collaborateurs de la CNM mobilisés seront assistés par quelque 700 spécialistes externes venus de la région, de Suisse et de l’étranger. L'Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) réalisera de son côté de nombreux contrôles sur le site.

Ces travaux de révision marquent la fin du 41e cycle d'exploitation de la centrale, qui s'est distinguée durant cette période par une grande disponibilité et une importante production d'énergie.

Suite à la décision de l'IFSN du 14 novembre 2013, la CNM a réalisé une nouvelle mesure en vue de la mise hors service de l'installation en 2019. L'exigence 10 de l'IFSN était la suivante: «D'ici à la ré le risque de fuites potentielles d'origine sismique dans la zone du circuit de refroi-dissement de la piscine de désactivation du combustible usé.»

Les mesures ont été mises en œuvre dans les délais impartis. La CNM a remis à l'IFSN la do-cumentation correspondante.

Dans le cadre de la rénovation du système d’approvisionnement en eau potable du Rewag (commune de Mühleberg), le dispositif électrique de la station de pompage, alimentée par la centrale nucléaire de Mühleberg (CNM), fait l’objet de travaux de rénovation. Dans ce but, des gaines de câbles sont actuellement posées dans la partie sud du site de la centrale. La piste cyclable passant à proximité sera déviée pendant la durée des travaux, ce dont la commune de Mühleberg a été informée.

Les travaux de rénovation entrepris par BKW sur son puits d'eau souterraine dans le Rewag, région située au confluent de la Sarine et de l'Aar, ont pour but de protéger cette zone contre les crues. Par ailleurs, une station de pompage et de distribution supplémentaire est construite à proximité. La nouvelle conduite de Mühleberg passera par la colline «Horn» et remplacera l'ancienne conduite qui rejoignait le réservoir de Runtingenrain en longeant l'Aar, près de la CNM. Les câbles d'alimentation électrique et les conduites d’approvisionnement en eau potable sont installés parallèlement.

 

 

La partie ouest de la toiture du bâtiment d’exploitation va être partiellement remise à neuf. Cette rénovation concerne l’isolation thermique, l’étanchéité ainsi que la couche de protection du toit. Un garde-corps sera également installé autour du toit pour éviter les chutes.

Les travaux seront effectués en plusieurs étapes d’ici à la mi-février 2015.

Au 30 juin 2014, la centrale nucléaire de Mühleberg (CNM) a rempli les exigences posées par l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN). La CNM a ainsi déposé les concepts pour les mesures de rééquipement requises, qui permettront de continuer à optimiser la sûreté de la centrale en vue de son exploitation jusqu’en 2019. A l’avenir, la réalisation d’une nouvelle conduite reliant le système d’urgence au réservoir de Runtigenrain garantira une alimentation en eau de refroidissement indépendante de l’Aar. Un système alternatif de refroidissement viendra compléter la piscine de désactivation des combustibles usés. Des modifications structurelles permettront de mieux prévenir les risques d’incendie et d’inondation interne au niveau des systèmes du bâtiment du réacteur. Il est en outre prévu de réaliser une conduite d’alimentation basse pression supplémentaire pour la cuve de pression du réacteur. Enfin, la CNM a également pu démontrer à l’IFSN comment il est possible d’apporter un gain de sûreté suffisant sans qu’il soit nécessaire de remplacer le système actuel de tirants d’ancrage installés sur le manteau du cœur du réacteur.

D’ici à 2019, BKW va investir près de 200 millions de CHF dans l’exploitation et la maintenance de sa centrale nucléaire, dont env. 15 millions de CHF pour les mesures de rééquipement citées ci-dessus.

L’IFSN avait formulé différentes exigences dans le cadre d’une «requête en vue d’une mise hors service définitive de la centrale nucléaire de Mühleberg en 2019» et d’une «prise de position sur le réexamen périodique de sécurité de 2010 de la centrale nucléaire de Mühleberg».

Lien sur ce thème: IFSN

20.06.2014 Mission de suivi OSART à la CNM: bilan très satisfaisant

Fin octobre 2012, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) avait confirmé la sûreté opérationnelle de la CNM dans le cadre d’une mission OSART (Operational Safety Review Team). Elle avait également fourni plusieurs indications afin d’améliorer encore la sûreté de l’installation. Entre le 16 et le 20 juin 2014, l’équipe d’experts est retourné à la CNM afin d’examiner la mise en œuvre de ses 21 recommandations et propositions.

Dans son évaluation finale, l’AIEA s’est déclarée très satisfaite de la CNM, tous les domaines présentant un état de mise en œuvre satisfaisant. Ainsi, la surveillance de la CNM de la part de BKW est réglementée plus clairement, des améliorations ont été apportées dans le domaine de la radioprotection, et les câbles de sécurité ont été requalifiés. Les suggestions de l’AIEA ont ainsi été parfaitement suivies dans ces domaines. Les mesures qui ne peuvent être mises en œuvre que dans le cadre de la révision annuelle et qui sont considérées comme des tâches permanentes ont été reportées avec l’accord de l’AIEA en fonction du calendrier de la CNM.

L’AIEA a remercié la CNM pour sa collaboration et sa transparence. Le communiqué de presse relatif aux conclusions de la mission de suivi de l’OSART est disponible ici.

Le rapport final de l’AIEA sera publié à l’automne. Vous trouverez ici l’évaluation de l’AIEA concernant les différentes suggestions formulées, ainsi qu’un résumé des points d’évaluation.

Une équipe d’experts de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) avait effectué un mission d’évaluation de la centrale nucléaire de Mühleberg (CNM) du 8 au 25 octobre 2012. L’objectif de l’Operational Safety Review Team (OSART) était de contrôler la sûreté opérationnelle de la CNM. Les normes de sécurité internationales de l’AIEA avaient servi de base pour l’évaluation.

L’AIEA avait ainsi confirmé la sûreté opérationnelle de la CNM fin octobre 2012. Elle avait également fourni plusieurs indications afin d’améliorer encore la sûreté.

La mission de suivi de l’OSART commence lundi 16 juin 2014; elle permettra à l’AIEA de contrôler l’état de la mise en œuvre de ses recommandations et propositions. La mission durera jusqu’au vendredi 20 juin 2014.

En janvier 2013, l'université de Genève a publié une étude constatant des valeurs de césium (Cs-137) plus élevées dans la couche de sédiment de l'année 1999/2000 (voir communications de la CNM des 15, 19 et 26 juillet 2013). L'office fédéral de la santé publique (OFSP) a ensuite commandé une autre analyse des sédiments du lac de Bienne, dont les résultats ont été publiés le 14 avril 2014. L'analyse confirme que les rejets radioactifs de la centrale nucléaire de Mühleberg sont certes décelables dans les sédiments du lac de Bienne, mais qu'ils restent bien en deçà des limites légales. Ils ne représentent à aucun moment un danger pour la population ni pour l'approvisionnement en eau potable de la région de Bienne.

L'OFSP écrit sur son site:
«Malgré l'apport supplémentaire par la centrale nucléaire de Mühleberg, les concentrations de Cs-137 dans les sédiments du lac de Bienne ne sont pas plus élevées que celles mesurées dans d'autres lacs suisses de taille comparable. Les lacs du Tessin, qui a été plus fortement touché par les retombées de l'accident de Tchernobyl, présentent même des concentrations en Cs-137 considérablement supérieures. La concentration maximale en Cs-137 mesurée dans le lac de Bienne s'élève à 200 Becquerel par kilogramme (Bq/kg). Cette valeur a toutefois été enregistrée en profondeur. Si l'on ne considère que les 20 premiers centimètres de couche sédimentaire (les plus accessibles), la moyenne n'est que de 20 Bq/kg de Cs-137. Ces valeurs sont nettement inférieures à la valeur limite pour le Cs-137 dans les denrées alimentaires fixée à 1000 Bq/kg. Le Cs-137 présent dans les sédiments du lac de Bienne ne représente ainsi aucun danger pour la santé de la population.»

Les rejets radioactifs de la CNM sont surveillés en continu et les résultats des mesures sont transmis chaque mois à l'autorité de surveillance. L'évolution des rejets dans l'eau et dans l'air est analysée systématiquement par l'Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) et l'Office fédéral de la santé publique. Les résultats sont publiés chaque année dans les rapports annuels ou sur la radioprotection des deux autorités.

Les rejets radioactifs de la centrale nucléaire de Mühleberg (CNM) dans l'environnement sont toujours au moins 100 fois inférieurs aux limites légales.

Liens sur ce thème:

http://www.ensi.ch/fr/2014/04/14/lac-de-bienne-une-analyse-de-leawag-et-du-laboratoire-spiez-confirme-levaluation-actuelle/

http://www.bag.admin.ch/themen/strahlung/12128/14756/index.html?lang=fr

Depuis la mi-mars 2014, différents travaux de maintenance sont en cours d’exécution dans le bâtiment de traitement des déchets de la CNM. La couverture du bâtiment sera en partie rénovée et un garde-corps sera installé autour du toit afin de prévenir les chutes. Une unité de refroidissement située sur le toit sera en outre remplacée.

Pour la manutention, un dispositif de protection contre les intempéries a également été construit sur le site d’utilisation des grues dans l’entrepôt de la CNM.

Les travaux devraient durer jusqu’à fin juin 2014.

Dans sa prise de position du 12 décembre 2013 concernant le réexamen périodique de la sécurité de la centrale nucléaire de Mühleberg 2010, l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) avait fixé trois exigences à remplir d’ici au 31 mars 2014. La CNM a rempli ces exigences dans les délais impartis. L’IFSN va maintenant examiner les documents remis.

Les exigences étaient les suivantes:

1re exigence

La CNM doit actualiser toutes les fiches signalétiques* conformément à la directive B01 et les remettre à l’IFSN d’ici au 31 août 2016. Elle doit également remettre à l’IFSN d’ici au 31 mars 2014 une planification de mise en œuvre, comportant une priorisation par classe de sécurité.

2e exigence

La CNM doit examiner comment améliorer la fiabilité de la mesure d’hydrogène en vue de la surveillance des recombinateurs** du système d’évacuation des gaz nécessaires pour l’exploitation normale. Le résultat devra être remis à l’IFSN d’ici au 31 mars 2014.

3e exigence

Sous réserve du principe de proportionnalité, la CNM doit prendre d’autres mesures afin de réduire les émissions de substances radioactives à une valeur-cible inférieure à 1 GBq par an (hors tritium). Un rapport sur l’avancée des travaux dans ce domaine devra être remis chaque année à l’IFSN d’ici au 31 mars.

 

* Fiche signalétique: type de rapport particulier doté d’une structure fixe définie par l’autorité de surveillance.
** Recombinateurs: appareils effectuant une oxydation catalytique de l’hydrogène gazeux à l’aide de l’oxygène ambiant pour le transformer en eau.

La centrale nucléaire de Mühleberg de BKW SA a atteint en 2013 un niveau de production remarquable avec 3068 millions de kilowattheures (kWh) et une disponibilité de 91%. Du fait des arrêts effectués pour la maintenance d’une pompe de circulation, le résultat est légèrement inférieur à la production record de 2012.

En 2013, grâce à une exploitation quasiment exempte de perturbations et à la mise en œuvre continue de mesures visant l’optimisation de la sûreté et de la fiabilité de l’installation, la centrale nucléaire de Mühleberg a injecté du courant sur le réseau pendant 7944 heures.

Grâce aux travaux continus de rénovation et de maintenance et aux contrôles réguliers des systèmes, BKW garantira l’exploitation sûre de l’installation jusqu’en 2019.

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